Ma tristesse sur la mer
Mike Burns

Né de la menace des Etats-Unis d’envahir les colonies britanniques du Canada, les travaux du Canal Rideau débutèrent au début du 19ème siècle. Long de 202 kms, sa creusée et sa construction, par les immigrants toujours plus nombreux, furent un travail colossal. Histoire d’exils, de songes espérants, de luttes pour la survie, du lointain chevillé au cœur, d’âmes errantes, d’ouvriers migrants, de solitude. Histoire de la solidarité et de la peine, de la longue mélopée de vie commune à tous les déportés du monde, bâtisseurs anonymes et humains en quête. C’est un bout du récit de l’humanité, une de ces histoires que jamais l’Histoire majuscule des nations ne révèle. A la manière d’un Ken Loach, Mike Burns, fait de Ma tristesse sur la mer un blues vibrant, un film beau et grave.